30-10-2009
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[ Thalasso story (5 et fin) ] - [ veuve
@ 17:52:12 ] - |
Jour 5. Et toujours la piscine pour commencer ! Aujourd’hui, j’ai décidé de nager, c’est ce que je fais le moins dans l’eau, c’est quand même un comble. Alors, presque pas de bulles ou de jets, mais de la brasse… La piscine n’appartient qu’à moi, je dois en profiter un peu, je ne nage jamais pendant l’année, j’ai horreur des piscines bondées. Peu avant 14 heures, je m’installe sur une chaise longue, emmitouflée dans mon peignoir de bain. J’ai toujours mon livre avec moi, j’en profite pour lire quelques pages. Il est bientôt quatorze heures quinze, j’attends toujours. Enfin, je vois arriver une jeune femme de type local. Elle cite mon nom et me dit qu’elle me cherche depuis un quart d’heure ! Tous les jours on est venu me chercher ici sans se plaindre. Elle doit être de mauvais poil aujourd’hui ! Nous restons au rez-de-chaussée, nous allons dans une salle de soins garnie de machines sophistiquées… Je garde mon maillot mouillé et me couche, sur le dos, sur la table de massage qui ne servira pas au massage aujourd’hui. Je suis là pour le Cold Marine Refreshing Facial ! Autrement dit : un soin du visage ! Recouverte de mon grand drap éponge, elle me demande de baisser les bretelles du maillot pour dégager les épaules. Un petit massage décontractant et huilé du visage, du cou, du décolleté. Essuyage du surplus de graisse, lotion, crème, gel, les produits se succèdent à un rythme effréné. Certains sont très frais, d’autres plus neutres. Puis, elle me colmate les yeux avec des compresses mouillées et tièdes et m’étale un masque épais. Et quand je dis épais, c’est très épais ! Elle m’abandonne pendant un temps qui me semble très long, puis revient pour m’enlever tout ce tartinage. Encore des lotions, encore des crèmes… 81 minutes plus tard, le traitement est fini ! Qu’en retirer ? Je me le demande encore ! Je ne suis pas plus belle, pas rajeunie, même pas détendue du visage. Au contraire, j’ai presque des irritations, des tiraillements ! Je sens mon visage qui chauffe, j’ai l’impression de rougir (ce qui n’est pas dans ma nature dans le sens où l’on entend « rougir »). Bref, rien de bien concluant ni au niveau du bien-être personnel, ni au niveau des soins. Cotation : 5/10 et c’est bien payé ! Demain j’aurai deux soins, et ce sera mon dernier jour. J’espère qu’il va rattraper cette petite déception. Jour 6. Et zut, ce matin la pluie et la tempête étaient au rendez-vous. Déjà hier, le vent se déchaînait, mais quelle surprise en ouvrant les tentures ce matin : il pleut, il vente, la mer est déchaînée, la température a perdu une grosse dizaine de degrés ! Les touristes se promènent dans l’hôtel et sur les terrasses, un pull ou un K-way sur le dos. La grande terrasse couverte de la salle à manger est aujourd’hui fermée de ses parois amovibles vitrées. Les fumeurs sont relégués à l’extérieur et se retrouvent tout penauds à la terrasse du bar des piscines où certains s’adonnent à des parties effrénées de cartes tout en sirotant l’une ou l’autre boisson. Les piscines sont désertées, les chaises longues ont triste mine, les coussins pliés sur eux-mêmes… Une armée d’hommes armés de raclettes dégage les plages couvertes de la végétation des arbres. C’est un peu désolé… Mais aujourd’hui j’ai mes deux derniers soins ! Je suis un peu plus tard pour me rendre au Shang-Du spa, et j’ai bien fait ! La piscine est pleine de monde aujourd’hui ! Et oui, puisqu’il fait mauvais, les clients de l’hôtel se paient un après-midi au Shang-Du, sans pour autant opter pour des soins, ils peuvent profiter de la piscine, des jets massants, du sauna, du bain de vapeur. Les vestiaires sont envahis ! Celui qu’on m’attribue contient des sandales de plages de pointure 37 ! Je chausse du 40… Impossible de les porter. Je vais demander un échange de sandales, on m’attribue un autre vestiaire. Cette fois, je serai comblée : les sandales chaussent du 43 ! Bon, tout va bien. Je ferai avec, il vaut mieux trop grand que trop petit. J’enfile le peignoir de bain, et là, je tombe sur un modèle small ! Très small… La ceinture est presque sous mes bras ! Il faudrait quand même faire un peu gaffe : quand on met des sandales 43, un peignoir large ou XL devrait s’imposer. C’était juste pour pouvoir placer une critique hein ! Je ne vais même pas nager ! Alors que j’avais pris de bonnes résolutions hier, aujourd’hui, je suis dégoûtée, trop de monde ! J’attends sagement sur ma chaise longue. Noke vient me chercher pour l’Ozone Steam Therapy ! Je traduis par thérapie à la vapeur d’ozone… Qu’est-ce que c’est que ce truc ??? Elle m’emmène dans une salle de soins encore garnie de machines infernales en plus de la table de massage. Une grande boîte blanche, munie d’un siège intégré, dont les portes sont ouvertes, me tend les bras ! Noke m’invite à enfiler un string jetable et à m’asseoir dans cette cage… Je m’exécute. Elle referme les portes, et me voilà emprisonnée avec seulement la tête qui dépasse de la grande boîte. Noke comble l’espace autour du cou avec des serviettes, histoire que la boîte soit vraiment étanche… J’en ai pour une demi-heure… Elle programme au tableau de bord, et voilà que la vapeur commence à envahir la boîte qui me contient. Il fait chaud ! Très, très chaud ! Je ne peux faire aucun mouvement, à peine bouger mes bras, mais dans quel intérêt ? Je suis dans une casserole à pression ! Attention, risque d’explosion ! Ça y est, j’ai enfin trouvé où se trouvait l’ozone qui manque dans le fameux trou : il est là, il m’encercle, il m’étouffe ! Shang-Du a confisqué l’ozone des pôles ! Noke vient me rendre visite, me propose de l’eau. Elle me rafraîchit le visage (c’est tout ce qui reste à l’extérieur) avec une serviette mouillée et fraîche. J’accepte l’eau, elle me tend un verre muni d’une paille. J’aspire, je me crois dans un hospice, paralysée, ou à l’hôpital, ce qui n’est pas mieux. Elle me réconforte, me demande si je veux arrêter. Non, je suis forte, je supporte ! Pas une mauviette moi ! Elle me dit que je suis forte, elle me félicite… Elle revient encore me rafraîchir, m’encourager… C’est bientôt fini ??? Mais que cette demi-heure me semble longue, une éternité ! J’ai enfin compris la stupide phrase « Il faut souffrir pour être belle », et plus que jamais je ne suis pas d’accord ! On souffre, mais on n’est pas plus belle pour autant ! Il s’agit certainement d’une invention masculine, et la phrase, et les soins ! Enfin, le supplice se termine ! Noke ouvre les portes ! Je suis libérée ! Avec un immense bonheur, je passe sur une chaise longue, je prends un thé à la pomme, je souffle enfin ! Cotation : 6/10 Plus qu’un soin : Asian Foot Reflexology. La soignante est encore une asiatique (normal quand même). Elle m’emmène dans une salle de massage et m’installe, sur le ventre, sur la table ad hoc. J’ai enfilé, à nouveau, un string jetable. La réflexologie des pieds est encore basée sur les points d’acupuncture, et ça fait mal à certains endroits quand on appuie très fort sur les liens avec les organes internes qui souffrent sans le dire ! Et comme par hasard, c’est sur ces points-là qu’on va surtout appuyer ! Je suis huilée, les mains doivent glisser sur la peau, mais il y a encore cette pression que j’ai ressentie au massage Thaï, soit une femme de 40 kgs qui exerce une force de 80 kgs rien qu’avec ses pouces ! C’est à y perdre son latin ! Après les pieds, elle remonte sur les mollets, et termine par les cuisses. Je me sens encore gonflée du bain de vapeur d’ozone. Soixante minutes plus tard, c’est fini ! Je suis presque soulagée… Cotation : 7/10 Et voilà, ma cure se termine. Il me reste une journée de « congé ». Elle sera ensoleillée et reposante. J’ai une peau adorablement douce, légèrement hâlée, je suis parfaitement détendue, libre de chacun de mes mouvements, et même si ce ne fut pas sans mal, j’ai aimé ! Je vous laisse calculer la moyenne des points… 
Et ça, c'est pour le rêve: les massages en plein air...
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28-10-2009
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[ Thalasso story (4) ] - [ veuve
@ 13:12:54 ] - |
Jour 4. Aujourd’hui, je n’aurai qu’un seul soin. J’ai droit à un pack de 10 soins en 6 jours… Je commence donc, comme tous les jours, par ma baignade et mes jets massants. C’est drôle, les jets sont d’une puissance infernale. Lorsque je regarde mes mollets sous l’effet du jet, ils sont tout déformés, explosés par la force ! On dirait des taches d’encre qui s’écrasent sur une feuille de papier. À se demander comment ils résistent, je ne ressens aucune douleur, mais les muscles détendus (ou trop flasques) se laissent complètement aller et la peau semble vouloir s’ouvrir pour ne laisser que l’os dégarni de toute chair… Mes yeux s’amusent ! Dès que ma jambe s’éloigne, mon mollet reprend sa forme initiale (ouf !). Bon, c’est pas tout ça, mais aujourd’hui je fais (subis ?) le Shang-Du Stone Therapy ! Encore Pranée ! J’espère qu’elle sera plus douce que pour le massage Thaï… C’est très à la mode pour l’instant les galets chauds pour le massage, on en trouve même chez Blokker ! Le tout est dans la manière de s’en servir… Me voilà à nouveau dans une superbe salle de soins, sur une table de massage, nue, sous un drap éponge tout doux, sur le ventre. Et le drap se replie, cette fois je suis coupée en deux verticalement. Pranée m’enduit d’huile en me massant doucement des pieds à la tête. Puis, je l’entends manipuler les galets qui doivent se trouver dans de l’huile chauffée. Elle se saisit de quelques galets et commence à me masser à l’aide des cailloux, les pieds, puis les mollets, puis les cuisses, les fesses, et arrive doucement vers le dos. Là, elle dépose un galet dans l’une de mes mains, celle qui est du côté de mon corps découvert. Elle masse le dos, toujours avec les galets, puis elle m’en dépose quelques-uns sur la colonne vertébrale. La sensation est très douce, très reposante. Au contact du galet sur la peau, je ressens d’abord comme un coup de froid, comme s’il était glacé, avant que l’épiderme n’identifie clairement la chaleur qui s’en dégage. Et ils sont très chauds en fait ! C’est étrange, je vais me concentrer pour vérifier si je ne rêve pas. Effectivement, quel que soit l’endroit où elle dépose un galet bouillant, je ressens d’abord comme un frisson, puis, la chaleur m’envahit, c’est presque une brûlure qui me surprend, suivie d’un doux réchauffement qui pénètre à l’intérieur du corps. Pranée passe au côté droit maintenant, je suis toujours couchée sur le ventre. J’aurai bientôt ma seconde main garnie du galet que je tiens soigneusement entre mes doigts. Je dois avouer que c’est très plaisant. Bientôt, le dos est fini, nous passons à l’autre face. Pranée me pose des compresses chaudes et humides sur les yeux. Je ne suis pas là pour regarder, mais pour me laisser aller et développer mes sens sans la vue. Ici, le toucher se développe et est exploité au maximum. L’ouïe est envahie de musique douce, l’odorat est également pris en compte par la diffusion de senteurs légères. Toute l’ambiance ne mène qu’à la détente intégrale ! Je vais à nouveau être coupée en deux dans le sens de la hauteur. Les galets vont encore se promener sur ma peau, mes mains seront encore garnies de cailloux, chacune à leur tour… Et je me laisse faire, sans broncher, trop bon ! 75 minutes plus tard, Pranée m’annonce en me retirant les compresses sur les yeux que « It’s finish ! » Moue de dépit ! Petit thé en sortant ? Yes ! Rester encore un peu dans l’ambiance avant de m’habiller et de sortir de cet antre de douceur… Cotation : 10/10 ! Vivement recommandé pour les stressées !
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23-10-2009
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[ Thalasso story (3) ] - [ veuve
@ 12:32:42 ] - |
| Jour 3 Je commence, comme les jours précédents, par mon petit tour de piscine et mes jets massants. Ensuite, je vais m’offrir un petit moment au sauna bio ! Je suis seule, il fait très beau dehors, personne ne fréquente les infrastructures intérieures, non comprises dans le all-in, par grand soleil, à moins d’avoir opté pour un soin particulier ou un programme de soins, ce qui est mon cas, et qui offre la gratuité des installations. Dès que je pénètre dans la petite pièce garnie de bois, mes poumons s’emplissent de l’arôme prenant de l’eucalyptus. J’étale ma serviette de bain et me couche sur l’une des banquettes inférieures (il y fait moins chaud qu’en haut). La chaleur n’y est pas trop sèche. Au-dessus de la surface chauffante est suspendue une coupelle de cuivre, elle contient le mélange humide qui diffuse la merveilleuse senteur. J’en profite pour me remplir les poumons à fond ! J’arrive ainsi à situer le fond des cavités de ces organes dont on ne connaît même pas l’existence tellement ils vivent d’eux-mêmes (sauf quand on est malade évidemment). Je ne retourne pas le sablier, je ne resterai pas longtemps, mon rendez-vous approche, mais cinq minutes passées à respirer profondément suffisent déjà à mon bien-être. Et non, je ne me plongerai pas dans la fosse d’eau glacée à proximité des saunas ! Je sais que c’est tonique pour le cœur, mais je n’ai pas cette hardiesse ! Je vais sagement attendre ma thérapeute… C’est Pranée qui est annoncée sur mon planning. J’en tremble déjà, me souvenant de ma séance de massage thaï… Par bonheur, il s’agit d’une autre jeune femme qui m’accoste. Asiatique également, avec deux appareils dentaires qui ne facilitent pas les conversations en anglais, rudimentaires pour ma part, et pour elle plus développées, mais avec l’accent typique de China Town à New York ! Et elle est bavarde ! Et elle me harcèle de questions ! Depuis combien de temps je suis là, pour combien de temps, d’où je viens, est-ce que j’aime l’hôtel, les soins, bref, j’ai un peu du mal à lui répondre, surtout à bien saisir ses questions. Elle m’emmène à l’étage, toujours dans l’une de ces magnifiques salles de soins planantes. Je vais « subir » un Relaxing Sea Salt Scrub… Je traduits par un gommage relaxant au sel marin… Pourvu que ce soit vrai ! J’ai lu « RELAXANT » ! Elle me tend un string jetable à enfiler. Elle m’invite à me coucher sur la table de massage, face contre terre. Elle me couvre d’une grande serviette de bain, des pieds à la tête. Ensuite, elle m’explique qu’elle va me masser avec du sel (marin) dans un mélange d’huile agréablement parfumée. Je prendrai une douche après, mais je ne dois pas utiliser de savon, je dois garder l’huile sur la peau pour la douceur et le soin. Et effectivement, elle est très douce, le massage commence par les pieds et les jambes, et remonte vers la nuque. Le but est le même que pour le haman, un gommage du corps. À peine deux jours après le premier, c’est peut-être un peu exagéré, mais tellement bon ! Qu’est-ce que je serai douce après ! De la tête au pieds ! Ensuite, je devrai me tourner, elle me mettra des compresses sur les yeux, un serviette par-dessus, seuls fonctionneront encore mes sens du toucher, de l’ouïe, de l’odorat, et un profond bien-être… Soixante minutes plus tard, c’est fini ! Oh rage, oh désespoir ! Pas grave, je passe sous la douche pour me rincer du sel. L’huile et le gommage me laissent une peau de bébé, c’est magique ! Cotation : 10/10. Je vais maintenant attendre mon prochain soin : Foot Paraffin Alessandro avec Janice. De quoi s’agit-il ? Ça doit concerner les pieds (évidemment), et une histoire de cire… Après ma petite tasse de thé au jasmin, Janice vient me chercher. Nous descendons d’un étage. Une nouvelle salle de soins encore : Aphrodite 1. Ici, la salle est équipée pour des soins esthétiques, avec des machines dont je ne connais pas l’utilité. Je me couche, sur le dos, sur la table de massage au milieu de la pièce. Janice me couvre d’une grande serviette de bain, laissant déborder mes pieds. Un petit massage juste pour dire, puis elle prépare, dans mon dos, des sacs de plastique remplis de… sans doute la paraffine ! Elle m’ajuste cette chaussure étrange sur le pied gauche, puis sur le droit. Me voilà avec des « chaussures » inédites, étroites, rembourrées d’une substance qui va commencer à chauffer, à chauffer, à chauffer, à presque me brûler les pieds ! Et c’est long ! Et je n’ose pas bouger, ça brûle de plus en plus ! J’ai l’impression que mes pieds gonflent ! Janice passe me voir, de temps en temps, me demande si ce n’est pas trop chaud. Non, non ! Je résiste, et surtout, je ne veux manquer aucun moment de cette expérience, même s’il m’arrive de souffrir (juste un peu). Je suis en pleine découverte. J’ignorais qu’il était possible de ne pas ressentir uniquement un bien-être total. La thalasso thérapie comporte des pièges, des vices cachés ! Enfin, Janice vient me libérer de ces entraves ! Mais elles avaient atteint le maximum de leur température il y a un petit moment, cela devenait supportable. Je vais, maintenant, avoir droit à un massage à l’huile de mes petons gonflés ! Et oui, j’ai les pieds enflés ! Trop chaud ! Pas gai ! Cotation : 6/10. Je vais garder mes pieds d’éléphant jusqu’à demain, les chaussures légères seront serrées au souper. Quelle chance que je prenne une pointure de plus pour mes sandales d’été ! Demain : Shang-Du Stone Therapy (un seul soin).
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21-10-2009
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[ Thalasso story (2) ] - [ veuve
@ 18:15:57 ] - |
| Jour 2. Petit tour dans la piscine, jets massants que je n’ai pas eu le temps d’utiliser hier, puis, détour vers les saunas et le bain de vapeur. Deux hommes sont au sauna, et je n’ai pas envie de ça maintenant, même s’il y a deux saunas différents : le classique et le BIO. Non, je vais dans la vapeur… Petite pièce dont les murs et les banquettes dans le prolongement des murs sont couverts de mosaïques bleu ciel. Le plafond est noir, et scintille de multiples étoiles qui changent de couleur tout le temps, reprenant les couleurs de l’arc en ciel. Comme il se doit, il y fait chaud et humide. Une personne de la maintenance passe devant la porte vitrée, et la pousse à fond. Elle n’était pas fermée correctement. Très peu de temps après, une vapeur compacte sort des coins des banquettes, au niveau du sol, là où sont cachées deux alcôves. Et ça chauffe, et ça chauffe, et les alcôves n’en finissent plus de cracher la vapeur. Je suis costaude, je vais supporter. Quelques minutes se sont passées, et je ne vois déjà plus le mur en face de moi. Pourtant la pièce est très petite ! En fin de compte, et pendant que je situe encore la porte de sortie, je me précipite dehors ! J’allais exploser ! Bon, ça va, c’est fait ! Je vais attendre gentiment ma thérapeute pour le Micronized Marine Algae Detox Bath… Et une jeune asiatique vient me chercher et me conduit dans une salle très semblable à celle du massage Thaï d’hier, mais avec une haute baignoire très sophistiquée en son centre. Elle m’invite à enlever mon maillot et à enfiler un string jetable après m’avoir lavé les pieds au sel, la cérémonie identique à la veille. Ensuite, elle m’enduit d’une substance un peu visqueuse et très odorante, puis elle contrôle la température du bain et me prie de m’y installer. Je ne me fais pas prier et me couche dans ce lit très confortable en calant mes pieds sous la barre prévue à cet effet. Elle règle l’ensemble de la « machine », les bulles commencent doucement à me caresser, et elle vide le contenu du pot dans lequel se trouvait le liquide visqueux dont elle m’a enduite. Elle quitte la salle et me laisse mariner. Et là, on peut vraiment dire mariner : ça empeste la moule ! L’eau s’est colorée d’un vert douteux et fait de la mousse… Et ça pue ! Bon, il y en a pour 45 minutes, et le massage aquatique est délicieux ! La puissance des jets varie sans cesse, circule des pieds à la tête, en vagues successives. Je peux vraiment me laisser aller à la détente, mais je dois regretter de n’avoir que la surface dorsale qui profite de ce moment. Il est impossible de se mettre sur le ventre dans cette baignoire. Qu’importe, j’ai ensuite un massage à l’huile, ça va le faire ! Et oui, on prend vite goût à ce régime ! Au bout du temps prévu, ma thérapeute (qui n’a pas fait grand chose en fait), vient me sortir de ma marinade de moules, et m’invite à prendre une douche. Les douches des salles de soins sont particulièrement belles, tout en mosaïque dont les tons varient du cuivre au noir, de tout petits carrés moirés, du plus bel effet. Moi, si j’ai un jour une maison, je veux une douche comme ça ! Cotation : malgré l’odeur, on peut franchement mettre un 8/10.
Ensuite, la cérémonie du thé sur la chaise longue, en attendant que mon prochain thérapeute vienne me chercher…
Et un très bel hindou (Sandeep) arrive et m’invite à le suivre. Je vais faire le Shirodhara ! Encore une nouvelle suite. Celle-ci comporte deux tables de massage. Je change de string et je m’installe sur le ventre. Il me couvre d’une grande serviette éponge du cou aux pieds. Il me dégage les jambes et commence à me masser par les pieds, en remontant sur les jambes et les hanches. À l’huile ! Encore de la douceur extrême ! Suivra le dos, les bras et la nuque. Et c’est long et agréable. Puis, changement de position : sur le dos. La même recette : commencer par les pieds, remonter vers la tête. Plier, déplier le drap couvrant. Et le bouquet final arrive : J’ai la nuque posée sur des serviettes roulées, le sommet du crâne dans le vide. Il me pose un masque d’ouate humide et chaude sur les yeux. Je ne fais que sentir les mouvements. Je sens maintenant un liquide qui me coule sur le front, descend lentement dans les cheveux, avant de couler dans un récipient posé sous ma tête. C’est de l’huile chaude ! Sandeep va récupérer l’huile au fur et à mesure, et la reverser dans le récipient au-dessus de ma tête. Le récipient va tourner sur mon front, de droite à gauche, de haut en bas, pendant un très long moment… Lorsque s’arrête ce bon moment (75 minutes quand même), il me masse le crâne à l’huile, j’en profite jusqu’au dernier instant, et je fais la moue lorsqu’il m’annone : it’s finish ! J’enfile mon peignoir et je refuse le thé proposé. Je vais me doucher, tenter de me dégraisser un peu, de la tête aux pieds, pour remettre mes vêtements civils. Ma peau est d’une douceur extrême après ces gommages, ces huiles, ces massages. Je n’arrête pas de me toucher, je ne me reconnais plus, et je me sens bien, détendue… Cotation : 10/10 ! Sans commentaire !
Demain est un autre jour, je verrai bien ce qui m’attend !
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20-10-2009
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[ Thalasso story (1) ] - [ veuve
@ 12:25:46 ] - |
| Et si un peu de futilité dans ce monde de brutes pouvait détendre l’atmosphère ?
Alors, voilà une aventure nouvelle, de celle dont rêvent toutes les femmes : une semaine de thalasso !
Le lieu : Belek, Turquie. La période : octobre 2009. Des images et compléments d’information sur http://www.xanaduresort.com.tr/
Et me voici donc pour neuf jours de repos intégral dont six à me faire dorloter !
Bien sûr, il y a eu des moments de totale détente, mais aussi de la souffrance, de la torture ! Jour 1
Après m’être baignée dans la piscine bien chaude, à l’intérieur, puis à l’extérieur en nageant sous la passerelle, après avoir profité des jets massants qu’il suffit d’actionner en pressant l’un des boutons à portée de main, tout autour, intégrés dans les pavés bordant l’eau, après avoir profité du soleil couchée dans les bulles, Sheran s’occupe de moi pour le : TT Kese – B scrub – Soa mass…
Sheran est un très bel homme, jeune, Ottoman comme il se doit dans ce cas.
En fait, je vais profiter d’un haman turc au Sultans Haman !
Une merveilleuse pièce ronde, très chaude, les murs extérieurs sont entourés d’alcôves équipées de très beaux lavabos en pierre et aux robinets en cuivre. Au centre, un espace rond à la hauteur d’une table de massage, ou un peu moins. La pierre est omniprésente, et à cet endroit en particulier, elle est chauffée à au moins 40°. Le plafond est une coupole de la taille de cette immense table ronde, la lumière provient des cloches en verre distribuées partout sur le tour de la coupole. De nombreux pilastres soutiennent l’ensemble de la pièce qui est très haute…
Une serviette de grande taille est étendue sur la pierre, elle est colorée, un damier à dominante rouge, blanche et quelques traits bleu. Sheran me fait étendre sur le ventre, me couvre le dos d’une autre serviette identique. Lui-même porte maintenant une serviette identique en pagne. Il fait couler de l’eau au lavabo, il verse et transvase dans des petits bassins métalliques, puis, s’approche de moi et me verse l’eau, très chaude, sur le corps. Il répète l’opération plusieurs fois.
Il me demande de me tourner, de descendre mon maillot aux hanches, et me couvre immédiatement d’une serviette pliée sur les seins. Il répète ses gestes sur la face de mon corps, je commence doucement à « ramollir »… Je baigne sur une pierre très chaude, dans de l’eau très chaude qui s’évapore et qui se déverse sans arrêt…Bref, le bonheur !
L’opération suivante sera le gommage. Il commence par le visage, avec un gant très doux, il passe ensuite sur le cou, puis, il change de gant et enfile du vrai crin ! Il descend du cou vers les pieds. C’est tonique, vivifiant !
Je me tourne à nouveau, et voilà que le dos a également son compte.
Une nouvelle série de rinçages commence, il faut évacuer toutes ces peaux mortes ! Le dos d’abord, la face ensuite.
Il me laisse mariner un moment dans cette atmosphère humide et chaude, sous une grande serviette étendue sur tout mon corps.
Il prépare une nouvelle cuvette. Et alors que je suis sur le dos, je me sens couvrir d’une mousse très fine, parfumée, un matelas de mousse chaude ! Sur l’arrière des jambes d’abord, après avoir plié la serviette qui me recouvrait pour ne dégager que le bas du corps. C’est doux, c’est chaud, agréable à souhait, je voudrais que ça n’en finisse jamais !
Lorsque la mousse commence à fondre, et avant qu’elle ne refroidisse, Sheran entreprend un massage, partant des pieds, remontant aux hanches… Un long et bienfaisant massage… Il déplie la serviette sur mes jambes, pour les garder au chaud, me dénude le dos, et recommence l’opération mousse jusqu’à la racine des cheveux.
Je me tourne une fois de plus. Je peux maintenant voir comment il fabrique cette mousse. Je l’observe pendant qu’il trempe dans un bassin un sac de tissu léger et très perméable, dans un liquide savonneux. Il ouvre le sac très mouillé, le promène dans l’air en décrivant des cercles pour qu’il se gonfle d’air, referme le sac, et le presse avec une main pour dégonfler la baudruche poreuse. L’air se transforme en mousse légère et parfumée, le matelas se forme sur mes jambes, apportant ce bienfait nouveau… Le massage suit, lent, léger et pourtant bien prenant. Il terminera par le tronc et les cheveux, le cuir chevelu sera également couvert de la mousse et massé.
Voilà une heure que je suis entre ses mains, je pourrais y rester encore des heures. Je suis ratatinée comme une vieille pomme !
Sheran m’invite à me lever, à réajuster mon maillot, me dirige vers le lavabo dont il s’est servi durant toute la procédure.
Il me verse sur la tête des cuvettes d’eau bien chaude, et encore, et encore… Et sans me prévenir, voilà que je me prends, sur le crâne, deux cuvettes d’eau glacée !
Il a failli ruiner une heure de parfait bonheur !
Il s’excuse en riant. Il est tout pardonné !
Note : 10/10 ! Je recommande vivement cet excellent moment… Aujourd’hui, je bénéficie de deux traitements.
Sheran me propose du thé. Il me laisse sur une chaise longue en rotin, couverte d’un matelas et de coussins garnis de lin au couleurs tendres entre les beige et brun. Je suis enveloppée de ma sortie de bain beige brodée de l’enseigne du Shand-Du Spa…
Détente, repos, le soleil est encore bien haut dans le ciel… Soin suivant : Authentic Thaï 2.
Pranée vient me chercher. Très belle asiatique, dans l’uniforme élégant des « soigneurs » du Shang-Du. Elle porte des tongs asiatiques et des chaussettes brunes à orteils séparés (c’est plus commode pour porter des tongs).
Elle m’emmène dans une salle de soins magnifique, la lumière y est très tamisée par les parois ajourées devant les fenêtres, les draperies donnent une atmosphère de sérénité, les alcôves ottomanes dans les murs sont garnies de brûle-parfums qui embaume l’air. Même le plafond est travaillé, de larges moulures l’encadrent à vingt centimètres du sommet, la lumière se répercute, elle change de couleur, passant du jaune au violet, et tourne. Un haut parleur placé dans le plafond répand une douce musique en sourdine…
Pranée m’invite à ôter mon maillot mouillé et à enfiler un kimono très fin et léger.
Ensuite, elle me demande de m’asseoir sur une banquette couverte de coussins aux couleurs chatoyantes devant un bassin posé sur le sol, rempli d’eau tiède où nagent des pétales de fleurs roses. Elle va utiliser le contenu de la coupelle de sel marin pour me laver les pieds. Ce rite reviendra souvent durant le séjour. Elle est agenouillée devant moi, à mes pieds, me rince de cette eau parfumée après m’avoir frotté les pieds de sel, éloigne le bassin, se rapproche et m’essuie…
Jusqu’ici, tout va bien, que du bonheur !
Après cette « formalité », Pranée m’invite à me coucher sur le ventre sur la table de massage. Le visage dans ce rond évidé entouré d’une serviette éponge. Je suis encore dans la plus profonde détente de mon haman… J’imagine une suite de massages dans la continuité de ce que je viens de vivre…
Et là, je me goure complètement !
Elle attaque une première jambe par l’extrémité du pied, et je m’interroge sur la personne qui m’inflige une telle souffrance ! Mais comment cette petite bonne-femme de cinquante kilos au plus peut-elle exercer une telle pression sur moi rien qu’avec ses pouces ? Et en plus, on dirait qu’elle fait exprès d’appuyer sur les points les plus sensibles, avec une certaine dose de sadisme ! D’accord, elle utilise sans doute les points d’acuponcture comme guide, mais je dois alors avoir une quantité effarante de problèmes ! Puis, elle me tord toutes les articulations, à me faire un mal de chien ! Quand je ne peux plus résister à un soupir de douleur, elle s’excuse, mais ne relâche pas sa proie ! Elle y reste avec acharnement, et dégrippe doucement (c’est très relatif), toutes les articulations de mon corps.
De plus, au bout d’un moment, pour bien me meurtrir les cuisses, elle s’assied à même la table de massage, m’emprisonne une jambe sous son bras pendant qu’elle appuie sur ma cuisse avec son pied pour m’écarteler !
Il me semble que je vais sortir de ses mains couverte d’hématomes ! Mais j’ai du caractère, je résiste !
Ceci dit, ça dure quand même 90 minutes !
Autant dire que je fais la moue quand mon thérapeute m’annonce la fin de la séance alors qu’elle était bonne, mais que je ne manifeste aucun regret lorsqu’il m’annonce la fin de la torture que j’endure. Et je remercie !
Bon, cotation : 6/10.
Mais je dois tempérer : il est vrai qu’après cette séance douloureuse, je me sentais complètement libre de tous mes mouvements. Ils s’étaient élargis comme par miracle (enfin, miracle est un grand mot…)
Que va me réserver demain ????
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